Les antennes-relais en question
Le 26 mars 2009, se tiendra une réunion gouvernementale pour "traiter du problème des antennes et du problème du téléphone portable, qui posent des questions en termes de santé publique", a indiqué hier la secrétaire d'Etat à l'écologie, Chantal Jouanno. Le pilotage en sera assuré par la ministre de la santé, Roselyne Bachelot qui y conviera la secrétaire d'Etat à l'écologie, la secrétaire d'Etat au développement de l'économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet, des scientifiques, des représentants des associations, de la société civile et des collectivités territoriales.
Ce probléme ressurgit suite à la condamnation de SFR, le 16 février, à Carpentras (84), qui l'oblige à démonter une antenne-relais en raison de sa nuisance esthétique et de l'incertitude sur son impact sanitaire. Précédemment, le 4 février 2009, Bouygues Telecom a été condamné à la même chose par la cour d'appel de Versailles (78).
Pour l'Académie de médecine : "Les antennes de téléphonie mobile entraînent une exposition aux champs électromagnétiques cent à cent mille fois plus faible que les téléphones portables : être exposé pendant vingt-quatre heures à une antenne à 1 volt par mètre donne la même exposition de la tête que de téléphoner avec un portable pendant trente secondes".
Agir pour l'environnement se bat contre ces antennes relais qui poussent comme des champignons : "Il faut faire baisser les seuils d'exposition et soumettre chaque nouvelle antenne-relais à un permis de construire."Les Robin des toits et Priartem militent pour une réglementation plus sévère. A l'opposé, l'Association française des opérateurs mobiles ne veut rien lâcher. Ils ont chacun des études scientifiques contradictoires : ça promet !