Les souris : victimes des ogms.

Publié le par révolte

Les souris nourries au maïs MON 810-NK 603 se reproduisent moins bien que les autres


Deux protocoles expérimentaux ont été utilisés. Le premier a consisté à suivre, sur quatre générations, des groupes d'animaux exposés aux maïs conventionnels et génétiquement modifiés. "Du point de vue des capacités reproductives, ce protocole n'a pas révélé de différences statistiquement significatives entre les groupes", explique Jürgen Zentek, principal auteur de ces travaux. Les rongeurs exposés à l'OGM et leurs descendants sur quatre générations (eux-mêmes à leur tour exposés à l'OGM) ont donc eu, grosso modo, la même capacité à se reproduire que les autres animaux.

Fin de l'histoire ? Non : dans une deuxième expérience, une même génération d'animaux a donné naissance à quatre portées consécutives."De manière inattendue", selon M. Zentek, ce protocole a montré que les troisième et quatrième portées issues des rongeurs nourris au maïs modifié étaient significativement plus petites que celles issues des bêtes nourries au maïs conventionnel. Ce groupe de 24 paires d'individus a en effet généré 1 035 naissances, tandis que le groupe nourri à l'OGM (de même taille) n'en a généré que 844.

MONSANTO SE REBIFFE


Pourquoi les deux protocoles donnent-ils des résultats si différents ? "Dans le second, l'organisme des femelles a été très sollicité et soumis à un stress plus grand puisqu'elles ont dû mettre bas et nourrir plusieurs portées consécutives", explique M. Zentek. L'exposition au maïs transgénique en question pourrait donc n'avoir un effet sur la reproduction qu'en situation de stress.


D'autres investigations approfondies ont été réalisées sur l'analyse de sang, la mesure du poids des organes, etc. Les cellules intestinales des animaux nourris ou non à l'OGM ont été observées par microscopie électronique. "Il en ressort des différences qu'il est difficile d'interpréter", commente Gérard Pascal, ancien directeur scientifique de la nutrition humaine et de la sécurité alimentaire à l'Institut national de la recherche agronomique (INRA). Mais ces "différences" ne sont pas pathologiques.


Très prudents dans leurs conclusions, les auteurs appellent à une poursuite des travaux pour confirmer ces résultats inédits. D'autant que ceux-ci n'ont pas encore été dûment évalués.


A une réserve près (sur le choix de la variété du maïs témoin), Gérard Pascal, peu suspect d'activisme pro ou anti-OGM, salue un "beau travail" et dit "adhérer globalement aux conclusions des auteurs". Celles-ci sont rejetées en bloc par Monsanto. L'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) vient, quant à elle, de s'autosaisir pour évaluer l'étude.


"Des études commandées par Monsanto existent sur les événements MON 810 et NK 603, mais les résultats bruts de ces études sont maintenus confidentiels, dit pour sa part Gilles-Eric Séralini(université de Caen, Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique).Il est impératif de rendre publiques ces données qui existent déjà."


Greenpeace et Les Amis de la Terre demandent, de leur côté, le retrait immédiat des OGM en cause.


Stéphane Foucart


Même si cette étude n'est pas la plus significative du désastre ogm, je pense que ce simple résultat devrait suffire à maintenir le principe de précaution. Mais bien sûr, ceci n'est que mon avis et certainement l'avis de 70 % des français qui sont contre ces substances génétiquement modifiées. 
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Publié dans Ogm

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L
les élections européennes approchent. C'est l'occasion d'exiger des candidats de prendre une position claire et tranchée sur les OGM.
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R
<br /> C'est à double tranchant car leur position tranché pourrait bien être d'adopter définitivement les cultures ogm.<br /> <br /> <br />
J
Merci pour cet article que je ne connaissais pas et qui prouve d'une manière scientifique indiscutable la nocivité pour la santé de cet OGM et l'inconscience de ceux qui veulent lâcher dans la nature ce poison rampant pour qu'il se mêle petit à petit et de plus en plus, sans retour arrière possible, à toutes les cultures de maïs et, probablement, de proche en proche, à d'autres espèces végétales avec des effets du même ordre voire plus graves.<br /> Le fait qu'il ne soit pas trop toxique (il ne tue pas sur le champ) n'est pas un facteur positif car cela pourrait laisser sa culture et sa diffusion (et donc ses effets négatifs) se propager beaucoup plus longtemps. Pourvu que notre ministre sache convaincre l'Europe qu'il est urgent d'avoir plus de bon sens, d'interdire ces cultures aventureuses en plein champ et d'étiqueter TOUS les produits, y compris les viandes, ayant pu être obtenus à partir de produits OGM.
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R
<br /> Je suis d'accord avec toi jmr. Le fait que les ogm n'est pas un caractère catastrophique sur du court terme n'est pas un point positif car cela permet le doute et l'endormissement dans l'esprit des<br /> gens. Nous perdons donc du temps et du terrain énorme au profit de cette couleuvre satanique qui massacre la biodiversité. J'ai peur que lorsque nous nous réveillerons, la gueule de bois sera notre<br /> dernier visage.<br /> <br /> <br />
T
youpi donc pour lutter contre la surpopulation terrestre, faut manger du maïs transgénique, on est sûrs de devenir stériles, si j'ai bien tout compris!? ;-)
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R
<br /> C'est tout à fait ça.<br /> <br /> <br />
S
Je confirme, suis à 100% contre ! Contre l'usage de pesticides. Je voudrais pouvoir manger correctement et ne pas retrouver de poison dans mon assiette. Mission impossible !...
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